Avez-vous lu le A et le B? non !! Alors faites le, si vous voulez comprendre ma démarche d'aujourd'hui..
Bien, allons-y...
Je ne vais pas vous raconter l’histoire en détail de mon enfance, oh ! que non, mais vous donner quelques indices, cela va vous permettre de mieux me comprendre, de mieux me situer dans ce besoin
de communication, de vie communautaire.
Cette année 1953, une année faste avec la découverte du vaccin contre la polio, la découverte de l’ADN, une femme passe le mur du son, la première ascension de l’Everest, le couronnement
d’Elisabeth II, le mariage de JFK, la révélation de Jacques Anquetil, le premier film en cinémascope, la sortie du film « les vacances de M. Hulot ».
Bon je vous donne ce que moi j’ai retenu mais il y en a beaucoup d’autres et si vous voulez tout savoir, questionnez Internet.
Je ne vous conterai pas mon enfance pas à pas mais je peux cependant vous dire que je n’ai pas manqué d’amour familial. L’absence de ma mère pour maladie le long de ma vie d’enfant m’a donné
l’occasion de partager plus de chose avec ma sœur, elle a été la petite maman qui me manquait tant.
Oh ! pas facile pour elle, à 13 ans de s’occuper d’un enfant tout en continuant l’école, combien de fois la maîtresse de ma classe, en maternelle, m’emmenait jusqu’à l’école des filles et
je trouvais ma sœur endormie sur sa table. J'ai toujours en tête l'expression de sa maîtresse me faisant « chut … » d’un signe du doigt sur la bouche pour que je ne la réveille pas.
Plus grand, rentrant de l’école la plupart du temps, j’étais recueilli chez les voisins, attendant que mon père rentre du travail, j'avais d'autres petites soeurs et maman pour me materner.
Je le redis, je n’étais pas vraiment malheureux mais peut être plus dans la rue que la plupart de mes camarades d’école. Oh ! cela avait des avantages, courir les bois et les champs, connaître
l’ivresse d’une liberté offerte par la nécessité des choses.
J’avais beaucoup d’amis parmi la faune et la flore et ils me le rendaient bien.
Il y avait aussi toutes les mamies, celles qui me parlaient lorsqu’elles me voyaient dans la rue, elles étaient prêtes à me consoler tout le long de ces années errantes.
A mon tour, je leur rendais service et passant devant la boulangerie, il n’était pas rare que je leur prenne du pain et la petite brioche qui terminait souvent dans ma poche.
Eh oui, j’étais leur gavroche et je savais que venir les voir cela leur faisait plaisir et moi, je captais tout, la gentillesse, l’amour.
J’étais demandeur.
Pour en finir avec cette errance (passive), ma marraine eue une idée qui changea ma vie d’enfant et me lia avec une communauté (vous voyez que l’on retrouve le lien) et cette communauté,
je la souhaite à tous les enfants de la terre.
Si vous voulez me suivre, il va falloir attendre la suite, à bientôt.