J’ai eu la chance d’avoir une marraine qui, très tôt, avait remarqué mon intérêt pour la nature, du moins pour les grands espaces.
Elle m’emmena visiter une communauté Vittelloise (voyez encore une) qui était la section de Rangers des scouts de Vittel. Celle-ci se tenait dans une petite maison au bout du jardin de la Maison
de Retraite, juste avant le local, à l’entrée de l’aire de sport de la rue St Catherine, pour ceux qui ont connu ce terrain de sport.
Ce jour là, la première fois où je me suis retrouvé parmi tous ces jeunes qui comme moi était avide de liberté, j’ai trouvé cette flamme qui brille dans mes yeux lorsque je me retrouve en pleine
forêt avec pour seul témoin, le vent qui souffle dans les pins et le sifflet du pinson annonçant ma présence (c’est beau, hein !), profitez-en, c’est gratuit, oui oui, vous pouvez le replacer
dans vos conversations, pas de droit d’auteur, gratuit je vous dis..
Je tiens à remercier ma marraine pour ce geste, même si derrière cela c’était plutôt pour m’empêcher de continuer à traîner seul. J’ai trouvé dans le scoutisme une seconde famille et j’étais fier
de porter ma chemise bleue avec, les saisons passantes, un insigne supplémentaire faisant mention de niveaux passés avec succès.
Que dire sur les scouts sinon mettre en évidence le partage de l’un pour l’autre, l’envie de rendre service, aimer son prochain pour se faire aimer des autres, savoir respecter pour que l’autre
te respecte.
Cela a un nom aujourd’hui qui ne veut plus trop rien dire parmi notre jeunesse, le respect, le partage, la morale, l’amour de l’autre, l’entraide.
Plus tard, bien plus tard parce qu’en 1992, j’ai essayé avec l’aide d’autres personnes de relancer ce mouvement sur Vittel. Malheureusement, mais je vous en parlerai en détail lors d’un prochain
article sur le Loisir Club Jeunesse.
J’ai lié connaissance avec beaucoup de personnes pour qui j’avais énormément de respect et d’admiration, les chefs de groupe, Camille, Bernard, Patrick, Jean Louis, Philippe et tous mes camarades
de la section des Rangers, qui au fil du temps sont devenus des Pionniers comme moi (chemise rouge) et pour quelques uns, Routiers.
Et bien sûr, un pilier dans mon adolescence, l’abbé CLAUDEL.
Que dire sur lui sinon que, comme la plupart de mes camarades, nous étions ses disciples, le mot est peut-être fort pour certains mais pour ma part ,c’est comme cela que je le ressentais.
Il était présent tout simplement. Il était là lorsque l’on avait besoin de lui ou du moins lorsque j’avais besoin de lui. Un personnage haut en couleur, je sais que certaines personnes ne
l’aimaient pas pour son franc parlé mais il était un roc pour nous.
Il était très pointilleux sur la discipline, combien de fois j’ai reçu une petite claque parce que je n’écoutais pas ou parce que je rêvais en regardant par la fenêtre lors du catéchisme mais
sans aucune méchanceté de sa part, uniquement parce que la discipline était importante pour nous tous.
Le mouvement scout était très important pour lui, il venait dès que possible. Je pourrais vous parler des camps montés en pleine nature, des marches sans fin, sac au dos. Des nuits passés à
dormir, en hiver, au dessus des étables dans le foin pour avoir chaud, mais tous ces souvenirs m’appartiennent. Sachez simplement qu’être scout, cela se mérite, cela s’apprend et cela reste dans
votre cœur et votre âme toute votre vie.
Cela mériterait un livre complet sur cette période mais le propos n’est pas de vous divertir sur nos sorties scouts, nos joies et nos bêtises, non! Pour l’instant, c’est de vous expliquer
les raisons de ma quête, les raisons qui toujours me poussent vers la communauté, vers la communication et en l’occurrence vers les associations (suivez le fil conducteur, il sera présent tout le
long de mon chemin).
Plus tard, sous la direction de l’abbé CLAUDEL, je mettrai le pied dans l’association STE CECILE, association dans laquelle il y avait entre autre, une chorale, une troupe de théâtre.
Moi, j’avais une place dans une autre section, la section du cinéma, hé ! oui, le cinéma de la salle St Joseph, appelé tout simplement « le cinéma du curé ».
Vous voyez , encore une fois, le cheminement de mon périple à travers les méandres de la vie Vittelloise passe par l'association, la communauté.
Pour l’instant, 13 ans et déjà on me parlait du futur immédiat s’agissant de travail « mais qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », ben moi, c’était tout trouvé, avec les scouts nous avions eu
maintes et maintes fois l’occasion d’ériger des ponts en bois pour traverser des petits cours d’eau, de confectionner des tables et bancs pour les amateurs de la nature, donc je serai menuisier
ou charpentier ou ébéniste, pour travailler le bois, tout simplement.
Le scoutisme, à cette époque et encore aujourd’hui, participait à l’environnement dans des actions de nettoyage des détritus dans les bois, de repiquage de sapins. On ne peut pas vivre en bonne
santé sur une planète malade et nous étions conscients de notre passage sur notre bonne vieille terre et déjà nous parlions écologie, hé oui, le respect, toujours le respect, que cela soit pour
la nature comme pour les gens.
Plus tard, lors de sorties organisées avec le Centre Claude Bassot (voir dans prochain article), comme les scouts (on ne change pas les mentalités si facilement) il n’était pas rare que l’un de
nous relate le fait qu’il ne fallait surtout pas laisser de détritus derrière nous, mais en plus, ramasser ceux que l’on trouvait.
Nous avions toujours un sac à poubelle avec nous, prenez-en de la graine lorsque vous allez en promenade ou pique-niquer, n’oubliez pas les reliefs de votre gourmandise.
Oui, donc je vous parlais de mon futur travail.
Vous lirez la suite prochainement, à tout de suite ou bien à plus tard, c’est vous qui voyez…