Ma situation familiale m’obligea, pour des raisons personnelles, à choisir un travail ou du moins trouver un futur emploi non loin de Vittel. Ce choix, non le mien, du lycée technique de
Contrexéville était tout trouvé.
A la sortie du lycée, plusieurs portes s’ouvraient devant moi (aujourd'hui le travail ne vous cours plus après) et comme j’avais la chance de vivre l’aventure du Cinéma Claude Bassot, j’ai donc
opté pour l’hôpital de Vittel.
Un beau métier ma foi cuisinier, aujourd’hui je peux l’affirmer car j’éprouve beaucoup de satisfaction à faire à manger les jours de grandes occasions.
Mais surtout il y a un fait qui mérite d’être souligné, grâce à ce métier de cuisinier, j’ai fait la connaissance de ma femme. Cela a été
et restera la plus grande et la plus belle de mes satisfactions.
J’ai 3 beaux enfants qui sont ma fierté et 4 petites filles adorables, que dire de plus.
Je rends donc grâce à Dieu de m’avoir ouvert ce chemin qui n’était, au départ, pas du tout inscrit dans ma projection de vie d’adulte.
Aujourd’hui encore, je mesure la chance que j’ai de l’avoir à mes côtés et je souhaite ce bonheur à tous les couples de la terre.
Jamais ma femme m'a reproché de faire partie de telle ou telle association, d'en avoir créées avec tout ce que cela implique comme absence à la maison.
Je me rappelle de certaines reflexions de mes enfants sur mes nombreuses réunions et aujourd'hui j'en souffre encore.
Il faut savoir que cette vie publique ne rapporte rien à sa famille, à part cette absence, mais je ne suis pas le seul et beaucoup d'autres bénévoles épprouvent la même chose. Je crois que c'est
le prix à payer.
Que suis-je devenu depuis ce temps.
Et bien après un accident qui me fractura le genou et de l’aide de la direction de l’hôpital de Vittel, je me suis recyclé et j’ai eu la chance de mettre en route l’informatique dans cet
établissement.
Voilà, c’était pas la peine d’en faire un plat, je le sais parce qu’aujourd’hui c’est plutôt classique comme situation, chacun de nous va certainement faire plusieurs entreprises dans sa vie
professionnelle.
Oui, mais que vient faire ici mon métier ! Je vois dans vos yeux la question en surimpression, ben parce que mon travail professionnel m’a lié un peu plus à Vittel, voilà.
Je vais vous en parler, car suite à mon accident, j’ai été obligé de faire le point par la force des choses, 6 mois d’hospitalisation et tout ce qui va avec, forcément, cela vous ouvre d’autres
horizons, d’autres perspectives insoupçonnées.
Lorsque l’on n’a pas le temps de réfléchir comme le font souvent les jeunes de 18 ans avec des rêves pleins la tête de voyages et d’aventures, il est certain que pour la plupart, si cela était à
refaire, et bien, ils ne prendraient plus la même filière.
Moi, de ce côté là, je n’ai pas de soucis. Je peux me retourner et rien regretter sur mon existence. Le sort a voulu que je reste à Vittel
par la force des choses. J’ai eu la chance de vivre 53 ans sans guerre et pour cela je remercie tous ceux qui tiennent notre avenir en main.
Je pense qu’il faut accepter le moment présent, le vivre pleinement parce que l’on reconnaît toujours son bonheur qu’après l’avoir perdu.
Nous avons tous ,à un moment donné, une perte de confiance en soit qui est d’ailleurs presque toujours lié à son environnement.
Soyez optimistes, donnez vous la peine de résoudre ce conflit sans violence mais avec diplomatie, tout finira par s’arranger.
Je sais, il est plus facile de le dire que de le faire, hé bien, dites le avant de le faire.
Qu'avons nous besoin pour vivre ? L'amour de son prochain, du travail, un peu d'argent et communiquer avec les autres, ne pas s'enfermer dans sa bulle.
Regardons autour de nous, la vie n'est pas rose pour tout le monde.
Tendons la main. Offrir un peu d'amour ne coûte rien.
Oui, je sais je sors de mon objectif et je regarde trop autour de moi (la preuve en photo) mais sachez que celui-ci est aussi mon objectif, il est différent, c'est
tout.
Si vous voulez continuer la route avec moi, vous attendrez le prochain numéro. A bientôt.