Je dédie cette visite du parc de la Vannoise à mes amis Marie-Odile et Bernard ...

Cette magnifique randonnée a été organisée par Bernard et il était normal que nous ayons une pensée pour lui en la découvrant.

Donc un coup de chapeau à Bernard pour nous avoir concocté ce remarquable séjour dans les montagnes .  Nous avons pris un bon bol d’air.

Comme je suis vraiment décidé à prendre la plume, je vais m’efforcer de vous conter, à ma façon, ce que j’ai retenu de cette semaine montagnarde.

Comme d’habitude, de l’extérieur, je me disais que cela serait des sorties faciles et ben, pas pour moi, mais c’était super tout de même.

Là-haut sur la montagne, nous avions un air vivifiant, une température assez agréable malgré tout et bien sûr une ambiance de vacances assez planante…

Je vais vous parler de mes ballades mais aussi vous parler d’environnement et d’histoire.

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Cette vallée qui a inspiré de nombreux poètes et artiste en tout genre m’a aussi, dirons-nous, quelque peu inspiré.

Lors de nos visites nous avions toutes les explications du guide alors je vais vous en faire un petit condensé. Bon je vais certainement être un peu rébarbatif mais voilà, c’est toujours mieux que rien.

 
Accrochez-vous, c’est parti mais si l’histoire et le patrimoine ne vous intéressent pas, confiez ce ‘papelard’ à la poubelle, j’en ferai pas une histoire, bon la vanne est assez plate mais je la place quand même.

C’est l’histoire …d’un hier qui construit des lendemains plus beaux.

En contemplant la Lenta, fraîche et indomptée, on comprend comment le rêve d’une vie harmonieuse et sereine devient réalité.
Les maisons n’ont pas de numéro : elles portent un nom.

Tournées vers le sud, avec leurs murs épais et leur lourd toit de lauze, elles vous accueillent quand plus rien ne vous semble possible.

Cela n’est pas de moi mais je trouve cette formule  très réaliste alors profitez-en.

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Cela nous a fait rêver et bien on l’a fait.

Montagnes immaculées, animaux sauvages, sites d’exceptions, toutes des richesses vulnérables qui ont conduit à sa création (du Parc bien sûr).

Premier parc national français, il est officialisé en 1963. Avec 14 kilomètres de frontière commune avec le Gran Paradiso (parc italien), ils forment à eux deux le plus grand espace protégé des Alpes occidentales.
On y trouve des bouquetins qui se reproduisent, le gypaète barbu, rapace exterminé au début du XXe siècle, est réintroduit et il côtoie lagopède alpin et lièvre variable, dernières traces des grandes glaciations.

La flore se montre généreuse avec 1700 espèces recensées dont le Sabot de Vénus, l’ancolie, la linnée boréale.
Plus de 600 km de sentiers balisés s’offrent ainsi aux familles, randonneurs ou alpinistes et bla bla bla, bon j’arrête.

Pendant ce séjour, j’ai eu l’occasion, avec  Nadine (ma femme) et Paulette (ma soeurette), de visiter la région « habitée » et je vais vous en parler.

Nous avons eu la chance de prendre  le chemin du Bonheur (un régal, tout le monde peut le faire).

Serpentant de Modane à Bonneval sur Arc en suivant la rive gauche de l’Arc, le chemin du bonheur (l’origine de l’appellation a été oubliée) possède 50 kilomètres de sentier balisé pour musarder d’un village à l’autre en petites étapes faciles, à pied, en VTT ou à cheval.

Une façon de s’imprégner de la richesse de la nature et du patrimoine !


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En suivant les panneaux de balisage « chemin du Petit Bonheur », l’histoire et la vie de cette vallée se révèlent multiples. A chacun sa thématique ! Chapelles et vieux villages, empreintes des glaciers ou de l’homme, nous avons vu un exemple typique de peintures d'art rupestre*. Voici un terme qui mérite une explication, voyez en bas de l’article.

 Bon, c’est pas commode à décrypter mais si on met du sien on peut voir les chamois tels que devaient les voir nos ancêtres, ils avaient joué avec la bibine ce jour là ou ils devaient loucher mais cela donne une impression disons « surréaliste » cher à BUFFET.

A travers cette promenade  « appropriée à notre condition physique » c’est la nature sauvage préservée, l’agriculture et forêt de mélèzes qui s’étalent devant nos yeux.
 
undefined petit étang dans les massifs
On peu créer sa balade à la journée ou à la semaine (il existe de nombreuses chambres d’hôtes) sur l’ancien chemin qui reliait MODANE à BONNEVAL sur ARC, chemin qui existe depuis le temps où l’on se déplaçait à pied pour relier la vallée d’Est en Ouest.

Mais en dehors des marmottes, des chamois, de la flore, des chèvres, des gens avec qui nous avons dialogué, des mamies, des cailloux et serpents (hé oui) ainsi que l’Arc qui nous enivrait de son chant liquide, bon c’est pas terrible mais j’avais envie de le glisser, nous avions là le chemin rêvé, ouvrant sa voie devant des merveilles que nos yeux éblouis ont inscrit dans notre mémoire (je sais, c’est beau mais c’est ma prose et j’en suis fier).

* L’art rupestre, en fait, qualifie les manifestations artistiques sur support rocheux. C'est la seule manifestation culturelle de l'humanité qui se soit poursuivie sans interruption pendant plus de trente millénaires pour parvenir jusqu'à nous sous ses formes multiples, inchangées depuis les origines. Les débuts de la création artistique ne sont pas le fruit d'une culture ou d'une ethnie particulière mais une composante essentielle de l'Homo sapiens sapiens. Dès que celui-ci se répand dans le monde, les manifestations d'art rupestre apparaissent partout, de l'extrême nord de la Scandinavie à l'extrême sud de l'Afrique, de l'Espagne et du Portugal à la Sibérie, couvrant toute l'Asie et les Amériques, et répandu dans toute l'Océanie, particulièrement en Australie, mais jusqu'à l'Ile de Pâques.

Bien ça c’est fait, hé là pas de panique, je tiens à vous instruire, moi.


BONNEVAL SUR ARC
Lors de cette promenade nous avons eu l’occasion de traverser Bonneval sur Arc.

Ceux qui ont fait le chemin pour se promener seront tous d’accord avec moi, c’est tout simplement, BEAU.

J’ai lu à l’entrée, que ce village avait reçu dernièrement le prix ART DE VIVRE 1985, qu’il a été le VILLAGE SOURIRE 1996 et qu’il a reçu le LABEL « LES PLUS BEAU VILLAGES DE FRANCE ».

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Loin des foules, ce village vous refait découvrir des émotions que l’on ne pensait pas revivre, c’est un retour en arrière.

Depuis toujours les gens d’ici aiment leur pays âpre et magnifique. On les dit rudes montagnards. C’est vrai ! On se doute qu’ils doivent être des hôtes chaleureux, hommes et femmes ouverts sur le monde et fiers de leur histoire, nous avons eu l’occasion de le découvrir le long du chemin.

Les sentiers vous mènent plus loin que vous ne croyez. Rencontres, passions, émotions, la montagne s’épanouit sous le soleil.

Dans les pas des cristalliers de naguère et des bergers d’aujourd’hui, on avance dans de merveilleux décors.
Entre vert frais des alpages et blanc lumineux des sommets toujours enneigés, nous avons été conquit par cette symphonie.

CIRQUE DES EVETTES
Dans le cirque des Evettes et devant cette flore intacte, nous avons fait le voyage des saisons. Le printemps repousse la neige qui se replie vers les sommets et laisse à l’été le soin d’écrire ses nouvelles couleurs.

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ma femme et ma soeurette
Nous avons mangé sur le bord du lac des Evettes qui à cette époque est à moitié plein ou à moitié vide tout dépend si on est optimiste ou pas.

Là encore, les chamois nous ont ravis par leur souplesse et leur facilités à se confondre avec le paysage. Nous avons côtoyé quelques truites dans des bassins le long de l’ARC.

Devant nous le cirque des Evettes et sa face enneigée, il est vrai que continuer par ce chemin devenait impossible, même pour le bon randonneur. Le glacier de l’Arc a modelé la vallée en U. Le fond est donc bien plat. Pas de chance pour les bonnevalains car c’est propice aux inondations.

Avant, l’Arc serpentait au niveau du Vieux Pont. Mais suite à de terribles inondations l’Arc a été canalisé, un peu excentrée du village. C’est moins joli.

De retour sur Bonneval, je ne peux pas vous laisser sans vous dire que ce dernier village de la Haute-Maurienne est quand même celui qui a reçu le plus d’éloge.

Son petit côté « dernier village gaulois » à ne pas être conquis par les Romains » ou autrement « dernier village à résister à l’urbanisation » ont fait partie de sa célébrité toute paradoxale.

Bien sûr, puisque Bonneval, passage obligé sur la route des cols, est dépendant des centres urbains. Aujourd’hui le tourisme est passé par-là…Mais Bonneval a toujours gardé en lui des racines, même inconsciemment.

Bonneval se vit. On s’y attache. Sa lumière, ses ombres, ses lourdes lauzes de micaschiste, ses alpages verts profond ….ce vent frais chargé des odeurs herbacées de près de fauche, grillés par le soleil…ses torrents qui résonnent en profondeur…ses sommets qui se cachent derrière les rocailles de gneiss brillants…ses troupeaux que l’on entend dans le lointain …Bonneval se vit…Ce pavé n’est pas de moi, je préfère le dire de suite comme cela vous ne pourrez pas dire que je me répète, bon je me répète.

 Bonneval, à la différence de Bessans est sur un site assez enclavé. En automne, le village reçoit à peine une demi-heure de soleil direct !

Tiens ! j’ai parlé de Bessans.

Bessans
La vallée de Bessans est la plus épanouie. L’âme s’est tissée au fil du temps au cœur de cette vallée. A chaque pas, vous ouvrez une page de l’histoire. Minéralité, préhistoire et légendes, hameaux typiques, édifices religieux se conjuguent encore au présent. La plaine de Bessans contraste avec les majestueuses montagnes.


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Voulez-vous connaître l’histoire de Bessans, qui a dit non .., tant pis je vous la dis quand même.

Bessans est un très intéressant village de Haute-Maurienne.

Aux yeux du touriste de passage, il manque d’unité d’architecture et on a l’impression que la station touristique est devenue plus importante en terme d’habitat que le village lui-même. Quant au vieux village, il donne l’air un peu vieux et mal restauré. Certes. Mais n’oubliez pas une chose : Bessans a un passé qui explique ce mélange bizarre.

Le village a très mal vécu l’occupation allemande.

Bessans, martyre de la guerre a mis beaucoup de temps à se relever. Aujourd’hui son diable se redresse, fier sur la place du village et dame de Tierce est toujours là haut, à 2900m, en surplomb du village, omniprésente pour les bessanais.

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Imaginez que le village comptait 1200 habitants au 18éme siècle. Il en compte à peine plus de 200 aujourd’hui. L’exode est passé par là. Beaucoup de Bessanais sont partis pour Paris, chauffeurs de taxi parisien, si si je l’ai lu dans la presse locale. Ce passé poignant de ce village explique le visage qu’il prend aujourd’hui.

On parle souvent de plaine de Bessans. En effet la vallée devient large peu avant Bessans mais les versants au contraire deviennent fort raides. On a donc une cuve. C’est en fait un héritage glaciaire. 

De ce fait la plaine de Bessans repose sur des matériaux assez meubles !

Et qui plus est relativement fertile pour un village de Haute-Montagne. Les près de fauche du village en profitent largement.

Aujourd’hui il n’y a plus culture en terrasse comme il y en avait avant. C’était un quadrillage complet de l’espace assez fascinant. Maintenant on en voit quelques résidus.

En conclusion, il semble que le site de Bessans soit fait de contraste regroupement une structure morphologique à deux dominantes de roches  et un héritage glaciaire très puissant et qui a fait tout le charme de cette admirable plaine dont on ne pouvait pas présumer l’existence en remontant la vallée.

Bessans est d’un dynamisme culturel et d’une ouverture d’esprit assez étonnante !   Les activités des près de fauche vont de pair avec les expositions de photos mais aussi avec une salle Internet, cyberbessans, sans compter l’espace culturel Albaron très varié dans ses programmes.

Les bessanais ont aussi leur fierté. Le célèbre diable de Bessans est là pour le rappeler. Témoin des croyances d’autrefois, le diable est devenu la mascotte du village. Souvenir de peur ancestrale, d’une nature diabolisées, d’une montagne périlleuse, notamment dans la vallée d’Avérole, reliée au village, autrefois assez peuplé et de manière permanente jusque 2000m.
 
Enfin, Bessans étonne beaucoup les esprits par sa ferveur religieuse, une permanence malgré le déclin des religions.  Lors de la fête du 15 août, on a une procession. On y retrouve les beaux costumes traditionnels de la vallée. La chapelle de l’église d’ailleurs est visitable, toute décorée de peinture murale d’époque baroque.

Tiens j’ai parlé, pardon écrit baroque, si si juste avant. J’en profite donc pour vous en parl.., vous l’écrire.

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LES SEDUCTIONS DU BAROQUE.
XVIIe siècle. L’art baroque religieux est le fruit d’une rencontre entre l’Église romaine du XVIe siècle et l’art tel qu’il se manifeste à ce moment précis.

En effet, au lendemain de la Réforme luthérienne, l’Église, en proie à de nombreuses difficultés tant dogmatiques que d’organisation, réunit un grand concile à Trente en Italie.

Au cours de ce concile dont les sessions s’échelonnent de 1545 à 1563, une vaste remise en ordre est opérée qui doit permettre aux évêques de reprendre en main leurs diocèses face à l’avancée du protestantisme.  Je vois que vous retrouvez les paroles de notre guide du jour.

 Cette reprise en main sera soutenue par le recours à toutes les formes artistiques avec la double mission de séduire et d’enseigner.

Au XVIe siècle, l’art “à la mode” est un art nouveau en rupture avec le classicisme trop figé pour exprimer les tensions, les désordres et toute l’effervescence intellectuelle, scientifique, politique du temps.

Ce nouveau style, plus tard appelé “art baroque”, trouve grâce aux yeux des princes de l’Église qui l’adoptent et multiplient les commandes aux architectes, sculpteurs et peintres.

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C’est ainsi qu’au XVIIe siècle, l’on voit fleurir en Savoie avec la reconstruction des églises, des centaines de retables dorés ou polychromes où s’épanouissent des nuées d’angelots, où fleurit la colonne torse inspirée de celles du baldaquin de Saint-Pierre de Rome du Chevalier Bernin.

La profusion du décor, l’usage immodéré des ors, des couleurs, des jeux de lumière, des lignes courbes ; la saturation de l’espace, le mouvement, caractérisent cet art nouveau chargé de préfigurer la beauté du Paradis.

Il illumine les églises et chapelles savoyardes comme les églises bâties par les jésuites aux quatre coins de l’ancien et du nouveau monde pour exprimer la puissance de l’Église et porter son message rénové.

Dans les hautes vallées de Savoie où le bois abonde, ce matériau remplacera le marbre italien fournissant ainsi aux sculpteurs valsésians ou mauriennais l’occasion de s’illustrer pour l’édification des fidèles… et pour notre plaisir.

L’art baroque est paradoxe. Il marie en ses discours le merveilleux et le tragique, la souffrance et la joie, l’éphémère et l’éternel. Il sollicite la raison pour mieux la déstabiliser et faire place à l’émotion avec laquelle il communique plus directement.

Sur plus de 500 kilomètres dans les vallées de Maurienne, Tarentaise, Beaufortain, Val d’Arly, les églises baroques dessinent un chemin de lumière dont les feux témoignent d’une foi solide et inventive mais aussi d’un art qui a su mettre l’illusion au service de l’essentiel.

Ouf, j’ai fini. J’ai fait court mais pour les intéressés j’ai encore quelques phrases en suspend.

Mais ce patrimoine tant vénéré à eu son chemin de gloire.

Bon j’ai parlé du patrimoine, du relief, de Bessans et de Bonneval, de l’histoire de la vallée, ben il me reste à vous parler de la faune et de la flore, si si j’insiste, je vous le dois bien, comme dirait mon coiffeur.

Faune
Pour qui prend le temps de l'observer, la faune du Parc national de la Vanoise est très riche et variée...

Parmi les mammifères, il convient de noter la plus importante colonie française de bouquetins des Alpes, il fut l’inspiration d’artistes du néolithique qui le peignirent dans de nombreuses grottes (Lascaux etc..).

Malheureusement la chasse a conduit l’espèce à sa quasi extermination et celui-ci fut sauvé grâce au parc.

Le Parc en compte 2000, soit le tiers des effectifs du pays.

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Plus présent encore, le chamois représente quelque 5500 individus. Son territoire était à l’origine forestier mais l’homme l’ayant repoussé en altitude, le chamois se trouve aujourd’hui confiné en montagne.

Tous deux peuplent falaises et pierriers.

Outre ces grands mammifères, nous pouvons apercevoir parmi les rongeurs, le lièvre variable qui change de livrée au cours des saisons, la marmotte établie en majorité dans les vastes pelouses alpines, différents campagnols dont le campagnol des neiges, le mulot à collier.

Chez les carnivores, le renard, le blaireau, la martre, la fouine, l'hermine ; des chauves-souris dont la pipistrelle commune et l'oreillard septentrional ; enfin des insectivores comme la musaraigne aquatique.

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Parmi les oiseaux, on rencontre l'aigle royal (quelques couples), le Lagopède alpin (ou perdrix des neiges) se nourrit essentiellement de saules nains, le tétras-lyre (ou coq de bruyère) est une espèce de relique des époque glaciaires et le mâle est reconnaissable à sa couleur noire bleutée et sa queue en lyre.

Le Gypaète est un oiseau majestueux, d’une envergure de 2,70, impressionnant mais inoffensif, c’est un charognard.

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La perdrix bartavelle, le hibou grand duc, la chouette de Tengmalm, le pic noir, le pic tridactyle (observé en France seulement en Savoie et en Haute Savoie), le merle de roche, le gobemouche noir, le tichodrome, le beccroisé, le moineau soulcie et le cassenoix, pour n'en citer que quelque unes des 125 espèces nichant en Vanoise.

Pour les amphibiens, notons le triton alpestre, le crapaud des joncs et la grenouille rousse ; chez les reptiles le lézard vivipare, la coronelle lisse, la couleuvre d'Esculape (nous avons eu la chance d’en prendre une en photo) et la vipère aspic.


Flore
La flore de Vanoise comprend plus d’un millier d’espèces sur les 5000 présentes en France.

A la flore originaire des Alpes se sont ajoutées des espèces orientales et méridionales, sans  oublier çà et là quelques reliques témoins des grandes glaciations.

Sans faire long, je peux vous dire que parmi les espèces protégées au plan national, on peut rencontrer plusieurs espèces d’androsaces, l’ancolie des Alpes, différentes saxifrages.. ainsi que la linnée boréale dont les seules stations de France se trouve dans le Parc national de la Vanoise et sa périphérie, notamment dans la réserve du Plan de Téda.

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Si on étudie quelque peu un endroit particulier comme les combes à neige par exemple, qui sont des cuvettes dans lesquelles la neige s’accumule et fond très tardivement, on s’aperçoit que les plantes vivants dans ce milieux n’ont que quelques semaines pour se développer, fleurir et assurer la survie de l’espèce avant les premiers flocons de l’automne.

Ainsi pour épanouir le plus tôt possible ses clochettes aux pétales frangés, la soldanelle commence à se développer sous la neige et en perce la fine pellicule.

 De même le saule herbacé dont la taille ne dépasse guère 2 centimètres (c'est le plus petit arbre du monde), tapisse le fond des dépressions. Le nanisme de cette plante lui permet de se protéger du froid.

L'exposition au vent, les variations de températures importantes, le gel (car la neige ne se fixe pas sur les parois verticales et les crêtes) sont de rudes conditions pour les plantes qui doivent en plus savoir tirer profit de la moindre fente pour prendre racine.


Ainsi ancré dans le rocher par une longue racine, le silène acaule (sans tige) se protège des vents et constitue son propre humus à partir de la décomposition des petites feuilles des années précédentes.

Une dizaine de saxifrages se rencontrent en Vanoise. Les plus étonnantes insèrent leurs racines dans les fissures. Leurs feuilles coriaces forment souvent une rosette très dense et compacte les isolant du froid.

Association d'une algue et d'un champignon microscopique, le lichen est un organisme capable d'attendre des semaines ou des mois des conditions favorables pour sa croissance. Cela lui permet de coloniser toute la surface du globe. 16 espèces ont été recensées au sommet de la Grande Casse à 3855 m d'altitude.

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Un pays de lumière et de vent

Protégée des masses d'air humide venues de l'océan Atlantique par la barrière des Préalpes et des massifs Centraux externes, la haute Maurienne jouit d'un climat d'abri mais la protection envers les masses d'air venues de l'Est n'est pas totale.

D'une manière plus globale, le vent du Nord est suivi du beau temps et de la neige. L'été il y a l'alternance entre la brise de vallée en matinée et la brise de montagne en fin d'après midi. La haute Maurienne est, on le voit, le pays du vent.

Du côté des précipitations s'il est vrai qu'il pleut beaucoup moins en haute Maurienne qu'en Chartreuse, par exemple à Bonneval il tombe 1023 mm de pluie ce qui reste évidemment bien inférieur aux précipitations de Chamonix (1407 mm) .

Les températures sont fort basses en hiver d'autant plus que l'ensoleillement est parfois rare sur les versants exposés à l'envers, Lanslebourg reste sous l'ombre portée de la montagne du 25 novembre au 20 janvier mais les printemps précoces apportent la chaleur si bien que les cultures peuvent être pratiquées à des altitudes surprenantes (1800 à 2000 m) et les alpages sont exploités jusqu'à 2800 m un record pour les Alpes du Nord !

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La sécheresse du climat se répercute sur la nature de la végétation qui tient compte également de la grande diversité des sols. L'étage forestier se compose de pins sylvestres, de pins à crochets, de pins Cembro, d'épicéas et de mélèzes, il s'achève par une lisière d'aulnes sur les terrains siliceux.

La pelouse alpine reflète aussi dans sa flore, la variété des sols et des expositions, elle possède des stations très rares au Mont Cenis, aux Evettes, à Avérole.

Sous cet aspect souriant n'oublions pas non plus les difficultés d'une nature montagnarde avec ses bourrasques de neige, ses avalanches et ses inondations de printemps et d'automne.

Qui se souvient encore des ravages de la terrible inondation de juin 1957 emportant les routes et les maisons de Bonneval à Modane édifiées à proximité de l'Arc, personne ? 

Je vous parle de tout cela parce que nous avons eu l’occasion de le lire sur les panneaux installés justement au barrage des Evettes.


ITALIE

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Ben et l’Italie me direz-vous… C’est vrai j’allais oublier.

NOVALESA, ce charmant bourg médiéval alpin est entouré de rochers, de forêts et de cascades spectaculaires jusqu'au coteau solitaire de l'abbaye. Cette dernière fut fondée en 726 à l'embouchure du col alpin le plus important du haut Moyen âge et confiée aux bénédictins puis aux cisterciens.

L’abbaye de Novalesa est l'un des témoignages historiques et artistiques les plus importants des Alpes Occidentales, avec ses trésors d'art et son poids politique à travers les siècles.

Le village fut établi sur une voie de passage vers la France et cette position fit la fortune du bourg. Ce poste de douane compta jusqu'à 78 établissements entre hôtels, auberges et écuries et, au XVIIIe, plus de 150 porteurs équipés pour accompagner jusqu'à Lanslebourg les voyageurs dont les carrosses était démontées et chargées à dos de mulet.


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SUSA Véritable métropole au coeur des Alpes, Susa s'est établie au croisement des routes du Mont-Cenis et du Montgenèvre.

La vieille ville est très dense et elle vous livre pêle-mêle ses ruines romaines, ses églises, ses tours, ses palais du Moyen Age dans un désordre sympathique.

Bon, cela vallait bien un article, non!

Encore merci Bernard pour cette merveilleuse semaine en plein air.

Protitez aussi de cette vallée, elle vaut le coup d'oeil.
                                 
Je vous salue bien amis lecteurs...





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