Une vie associative bien remplie

A vittel le 1/01/2008
Poussé par beaucoup d’anciens amis ayant un jour occupés un poste dans mes diverses associations, je me décide aujourd’hui à entrouvrir une partie de ma vie active et associative, 38 ans cette année de vie en communauté.

Il faut une forte motivation pour se lancer dans ce genre d’exercice, donner les raisons de sa ligne de conduite est une façon de se déshabiller en public.

La véritable raison qui me pousse à vous parler de moi et bien c’est, comme pour chacun de nous, une quête, celle que je mène depuis tant d’années et qui me remet en question encore et encore vers ce que j’appellerai la recherche du Graal, cette quête qui représente tellement pour moi.

Il me faut trouver une solution pour poursuivre cette quête, ce travail d’archive de l’image. Voyez-vous c’est un appel que je lance à travers ce récit qui peut être vous donnera envie de rejoindre mon équipe.

J’ai parlé du Graal, ce mot n’est pas utilisé à la légère, je considère le Graal comme l’instant ultime où j’aurai la conviction d’avoir fait tout ce que je pouvais faire et l’assurance que la relève sera assurée après mon départ, pour moi c’est cela le Graal, trouver enfin l’âme sœur qui se décidera à m’épauler et prendre en charge la suite de mon travail, qui sait ce que réserve la vie.

Je vois d’ici la méchante réflexion qui vous anime, le Graal ! mais je vous assure que je suis toujours à la recherche de l’accomplissement de ma tâche dans ce monde.
Même si cette tâche est infiniment petite dans l’espace-temps, j’ai la chance de penser que mon travail passera les années et voir les siècles parce que ma passion est l’archivage, en amateur je le conçois, de tout ce qui touche à ma belle ville de Vittel dans ma Lorraine natale.

Si vous avez l’occasion de lire ma prose, du moins les épisodes qui vont suivre et bien vous connaîtrez tout sur mes passions, mes envies, mes déboires, mes réussites, si si mes réussites et elles sont nombreuses malgré tout.

Bon, je me décide.
Se raconter, écrire son récit, est d’abord une quête personnelle (oui je sais, je colle le mot « quête » à tout moment).

Mettre par écrit sa propre histoire, regarder son existence ou ses expériences, permet aussi de s’accepter et de se faire accepter par les autres.
Cela permet aussi d’exprimer ses blessures et ses joies.
Donner naissance à une vie à travers l’écriture permet d’accéder à une conscience plus grande, voir une libération.
Ce travail va permettre aussi de créer un lien avec vous, lecteur. Vous allez disposer des fils conducteurs de cet héritage culturel et émotionnel et peut être me trouver une solution, pourquoi pas !

Toute ma vie j’ai semé et bien aujourd’hui il est temps de moissonner.
Ma vie comme la vôtre est unique et la vie de ma ville, de nos associations, de nos communautés le sont aussi et cela mérite de rester dans nos mémoires et plus tard dans les mémoires de nos enfants.

Je compte sur vous pour honorer ma demande, non en fait ce n’est pas une demande à tout considérer mais un besoin, le patrimoine que nous laisserons mérite toute notre attention.

A bientôt, la suite B)bilan d'une vie associative
Je vous l'avoue aujourd'hui,  je me suis lancé sur le coup de l’émotion mais maintenant que j’ai mis le pied à l’étrier et bien, il faut assumer.

Je ne baisse pas facilement les bras, ni reporte à plus tard le travail que je dois faire mais là, je dois vous mener, à travers l’écriture de mon récit, vers un constat, « pourquoi je me sens si seul dans ma quête ».
Hé oui, c’est quand même le but de cette histoire que je vais vous conter.

Après réflexion (une nuit à cogiter et un mal de crâne au bout du compte) je me suis dit que je devais structurer mon récit.
Vous connaissez la Guerre des Etoiles de Georges LUCAS, mais si avec les robots et Harrison FORD (c’est très réducteur mais si je dois aussi vous raconter l’histoire du film alors je vais faire pigiste, à 2 euros la ligne, ma fortune est faîte), réfléchissez bien et lorsque vous aurez trouvé et bien vous pourrez continuer à me lire.

Je ne suis pas là pour vous faire un cours de cinoche ni un cours de cuisine mais pour vous expliquer le but de la création de cette histoire qui est la mienne, rappelez-vous c’est pour cela que vous êtes devant votre écran.

Bien, donc je vous disais qu’il me fallait structurer mon récit. Constituer de ce fait un ensemble cohérent qui serait composé d’épisodes consécutifs à une période de ma vie, vous saisissez maintenant le clin d’œil avec la Guerre des Etoiles ! et bien, voilà, vous avez compris, je vais pouvoir vous expliquer le cheminement de cette longue, longue vie associative.

Donc pour ceux qui se réveillent à l’instant, j’ai découpé ma vie active en épisode, en tranche de vie pour faire plus simple, voilà.

Je vous livre mes pensées dans un ordre qui me semble plus adapté à une bonne compréhension de l’ensemble, ben j’ai le droit, non !  Je vais donc vous donner les titres cela sera plus simple, il y a toujours un début à tout.

Faites un effort pour comprendre, je ne vais pas à tout instant faire un cours de psychologie sur les quelques mots savants que je trouve, non je plaisante mais faites un effort quand même.

Je vous livre dans l’ordre les épisodes retenus, ben oui, je ne vais pas vous donner l’ensemble de mes pensées intimes, j’ai un amour-propre, moi ! 

Vous aurez tout le nécessaire pour me comprendre.

Si vous avez loupé quelque chose n’hésitez pas à me relire, je ne vais pas me répéter sans arrêt…

Si vous avez  l’impression que je me fais lourd,  eh  bien, lisez autre chose …

Voici dans l’ordre les épisodes marquants de ma vie oh combien passionnante.
1) 1953 grande année et le début de la vie d’un GAVROCHE des temps modernes
2) 1ére communauté
3) choisir un métier
4) cinéma Claude BASSOT, cinéma PARADISO
5) Vidéoscope Vittellois, notre club vidéo
6) Loisirs Club Jeunesse
7) mon engagement malgré tout
8) la Maison du Patrimoine
9) en perte de vitesse
10) la renaissance, du moins je l’espère. C’est de votre aide que j’ai besoin le plus.

Ben dis donc, rien que de regarder la liste, cela me donne le vertige. Mais dans quelle galère je me suis lancé !

Bon après tout, c'est vous qui me lisez, moi j'ai juste à écrire. A bientôt..


Suite 1) la vie d'un gavroche des temps modernes
Avez-vous lu le A et le B? non !!  Alors faites le, si vous voulez comprendre ma démarche d'aujourd'hui..

Bien, allons-y...

Je ne vais pas vous raconter l’histoire en détail de mon enfance, oh ! que non, mais vous donner quelques indices, cela va vous permettre de mieux me comprendre, de mieux me situer dans ce besoin de communication, de vie communautaire.


Cette année 1953, une année faste avec la découverte du vaccin contre la polio, la découverte de l’ADN, une femme passe le mur du son, la première ascension de l’Everest, le couronnement d’Elisabeth II, le mariage de JFK, la révélation de Jacques Anquetil, le premier film en cinémascope, la sortie du film « les vacances de M. Hulot ».

Bon je vous donne ce que moi j’ai retenu mais il y en a beaucoup d’autres et si vous voulez tout savoir, questionnez Internet.

Je ne vous conterai pas mon enfance pas à pas mais je peux cependant vous dire que je n’ai pas manqué d’amour familial. L’absence de ma mère pour maladie le long de ma vie d’enfant m’a donné l’occasion de partager plus de chose avec ma sœur, elle a été la petite maman qui me manquait tant.

Oh ! pas facile pour elle, à 13 ans de s’occuper d’un enfant tout en continuant l’école, combien de fois la maîtresse de ma classe, en maternelle, m’emmenait jusqu’à l’école des filles et  je trouvais ma sœur endormie sur sa table. J'ai toujours en tête l'expression de sa maîtresse me faisant « chut … » d’un signe du doigt sur la bouche pour que je ne la réveille pas.

Plus grand, rentrant de l’école la plupart du temps, j’étais recueilli chez les voisins, attendant que mon père rentre du travail, j'avais d'autres petites soeurs et maman pour me materner.

Je le redis, je n’étais pas vraiment malheureux mais peut être plus dans la rue que la plupart de mes camarades d’école. Oh ! cela avait des avantages, courir les bois et les champs, connaître l’ivresse d’une liberté offerte par la nécessité des choses.

J’avais beaucoup d’amis parmi la faune et la flore et ils me le rendaient bien.
Il y avait aussi toutes les mamies, celles qui me parlaient lorsqu’elles me voyaient dans la rue, elles étaient prêtes à me consoler tout le long de ces années errantes.
A mon tour, je leur rendais service et passant devant la boulangerie, il n’était pas rare que je leur prenne du pain et la petite brioche qui terminait souvent dans ma poche.

Eh oui, j’étais leur gavroche et je savais que venir les voir cela leur faisait plaisir et moi, je captais tout, la gentillesse, l’amour. J’étais demandeur.

Pour en finir avec cette errance (passive), ma marraine eue une idée qui changea ma vie d’enfant et me lia avec une communauté (vous voyez que l’on retrouve le lien) et cette communauté, je la souhaite à tous les enfants de la terre.

Si vous voulez me suivre, il va falloir attendre la suite, à bientôt.
J’ai eu la chance d’avoir une marraine qui, très tôt, avait remarqué mon intérêt pour la nature, du moins pour les grands espaces.

Elle m’emmena visiter une communauté Vittelloise (voyez encore une) qui était la section de Rangers des scouts de Vittel. Celle-ci se tenait dans une petite maison au bout du jardin de la Maison de Retraite, juste avant le local, à l’entrée de l’aire de sport de la rue St Catherine, pour ceux qui ont connu ce terrain de sport.

Ce jour là, la première fois où je me suis retrouvé parmi tous ces jeunes qui comme moi était avide de liberté, j’ai trouvé cette flamme qui brille dans mes yeux lorsque je me retrouve en pleine forêt avec pour seul témoin, le vent qui souffle dans les pins et le sifflet du pinson annonçant ma présence (c’est beau, hein !), profitez-en, c’est gratuit, oui oui, vous pouvez le replacer dans vos conversations, pas de droit d’auteur, gratuit je vous dis..

Je tiens à remercier ma marraine pour ce geste, même si derrière cela c’était plutôt pour m’empêcher de continuer à traîner seul. J’ai trouvé dans le scoutisme une seconde famille et j’étais fier de porter ma chemise bleue avec, les saisons passantes, un insigne supplémentaire faisant mention de niveaux passés avec succès.

Que dire sur les scouts sinon mettre en évidence le partage de l’un pour l’autre, l’envie de rendre service, aimer son prochain pour se faire aimer des autres, savoir respecter pour que l’autre te respecte.
Cela a un nom aujourd’hui qui ne veut plus trop rien dire parmi notre jeunesse, le respect, le partage, la morale, l’amour de l’autre, l’entraide.

Plus tard, bien plus tard parce qu’en 1992, j’ai essayé avec l’aide d’autres personnes de relancer ce mouvement sur Vittel. Malheureusement, mais je vous en parlerai en détail lors d’un prochain article sur le Loisir Club Jeunesse.

J’ai lié connaissance avec beaucoup de personnes pour qui j’avais énormément de respect et d’admiration, les chefs de groupe, Camille, Bernard, Patrick, Jean Louis, Philippe et tous mes camarades de la section des Rangers, qui au fil du temps sont devenus des Pionniers comme moi (chemise rouge) et pour quelques uns, Routiers.

Et bien sûr, un pilier dans mon adolescence, l’abbé CLAUDEL.
Que dire sur lui sinon que, comme la plupart de mes camarades, nous étions ses disciples, le mot est peut-être fort pour certains mais pour ma part ,c’est comme cela que je le ressentais.
Il était présent tout simplement. Il était là lorsque l’on avait besoin de lui ou du moins lorsque j’avais besoin de lui. Un personnage haut en couleur, je sais que certaines personnes ne l’aimaient pas pour son franc parlé mais il était un roc pour nous.

Il était très pointilleux sur la discipline, combien de fois j’ai reçu une petite claque parce que je n’écoutais pas ou parce que je rêvais en regardant par la fenêtre lors du catéchisme mais sans aucune méchanceté de sa part, uniquement parce que la discipline était importante pour nous tous.

Le mouvement scout était très important pour lui, il venait dès que possible. Je pourrais vous parler des camps montés en pleine nature, des marches sans fin, sac au dos. Des nuits passés à dormir, en hiver, au dessus des étables dans le foin pour avoir chaud, mais tous ces souvenirs m’appartiennent. Sachez simplement qu’être scout, cela se mérite, cela s’apprend et cela reste dans votre cœur et votre âme toute votre vie.

Cela mériterait un livre complet sur cette période mais le propos n’est pas de vous divertir sur nos sorties scouts, nos joies et nos bêtises, non!  Pour l’instant, c’est de vous expliquer les raisons de ma quête, les raisons qui toujours me poussent vers la communauté, vers la communication et en l’occurrence vers les associations (suivez le fil conducteur, il sera présent tout le long de mon chemin).

Plus tard, sous la direction de l’abbé CLAUDEL, je mettrai le pied dans l’association STE CECILE, association dans laquelle il y avait entre autre, une chorale, une troupe de théâtre.
Moi, j’avais une place dans une autre section, la section du cinéma, hé ! oui, le cinéma de la salle St Joseph, appelé tout simplement « le cinéma du curé ».

Vous voyez , encore une fois, le cheminement de mon périple à travers les méandres de la vie Vittelloise passe par l'association, la communauté.

Pour l’instant, 13 ans et déjà on me parlait du futur immédiat s’agissant de travail « mais qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », ben moi, c’était tout trouvé, avec les scouts nous avions eu maintes et maintes fois l’occasion d’ériger des ponts en bois pour traverser des petits cours d’eau, de confectionner des tables et bancs pour les amateurs de la nature, donc je serai menuisier ou charpentier ou ébéniste, pour travailler le bois, tout simplement.

Le scoutisme, à cette époque et encore aujourd’hui, participait à l’environnement dans des actions de nettoyage des détritus dans les bois, de repiquage de sapins. On ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade et nous étions conscients de notre passage sur notre bonne vieille terre et déjà nous parlions écologie, hé oui, le respect, toujours le respect, que cela soit pour la nature comme pour les gens.

Plus tard, lors de sorties organisées avec le Centre Claude Bassot (voir dans prochain article), comme les scouts (on ne change pas les mentalités si facilement) il n’était pas rare que l’un de nous relate le fait qu’il ne fallait surtout pas laisser de détritus derrière nous, mais en plus, ramasser ceux que l’on trouvait.
Nous avions toujours un sac à poubelle avec nous, prenez-en de la graine lorsque vous allez en promenade ou pique-niquer, n’oubliez pas les reliefs de votre gourmandise.

Oui, donc je vous parlais de mon futur travail.

Vous lirez la suite prochainement, à tout de suite ou bien à plus tard, c’est vous qui voyez…
 
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